Et si c’était une bronchite ?

La bronchite est une inflammation des bronches. C’est une pathologie fréquente en hiver. On la dit aiguë quand elle est transitoire et qu’elle guérit spontanément.

Qu'est-ce que c'est ?

La bronchite est une inflammation des bronches. C’est une pathologie fréquente en hiver. On la dit aiguë quand elle est transitoire et qu’elle guérit spontanément.  Les bronches sont les conduits qui amènent l’air ambiant vers les poumons et permettent l’évacuation du gaz carbonique.
Les bronches peuvent subir une inflammation qui entraînera une difficulté respiratoire et l’augmentation des expectorations.
La bronchite aigüe est une maladie fréquente et bénigne conséquence d’une infection virale.

Est-ce à risque ?

Une bronchite aigüe virale peut se surinfecter c’est-à-dire s’aggraver d’une infection bactérienne. Cette situation est plus fréquente chez des sujets fragiles comme les personnes âgées ou souffrantes de pathologies chroniques. En se surinfectant, la pathologie demande des soins plus longs et une antibiothérapie. Elle a des conséquences sur l’état de santé en général.
Les patients souffrant d’un asthme ou d’une BPCO doivent être lors de la survenue de ce type de pathologie plus particulièrement surveillés.

Quels en sont les signes ?

La bronchite hivernale est la conséquence d’une affection virale dont le point de départ peut être la sphère ORL. Une rhinopharyngite peut par exemple se transformer en une infection bronchique. A la toux sèche, la sensation de brûlure sternale et les maux de tête des premiers jours suivent une toux grasse productive. La maladie se poursuit sur une semaine ou un peu plus.
La fièvre est inexistante, voire peu élevée (38,5°).

Que peut-on faire pour prévenir la propagation ?

Une hygiène des mains par leur lavage à l’eau chaude et au savon avant ou après tout contact avec une personne potentiellement contagieuse, est nécessaire.  Le séchage des mains un papier jetable est aussi à conseiller.
Toux et éternuements facilitent la propagation en émettant un aérosol particulièrement riche en virus. Ces derniers peuvent coloniser la muqueuse nasale des personnes qui sont à leur contact.
Les personnes fragiles ou celles au contact avec elles doivent être vaccinées contre la grippe.

Que faut-il savoir ?

La consommation de tabac est un facteur aggravant.

Quels sont les signes à prendre en compte ?

La durée de l’épisode doit être inférieure à trois semaines. La persistance des signes au-delà de cette période fait craindre la chronicisation de la pathologie. La répétition des épisodes est aussi potentiellement à risque.
Une fièvre importante, un état de santé qui se dégrade, l’apparition de sang dans les expectorations, une grande fatigue, une perte d’appétit … sont à signaler au médecin lors d’une consultation dans les meilleurs délais.
Bien évidemment la qualité de la respiration doit être surveillée.

Que peut-on faire en attendant de voir si nécessaire un médecin ?

Les personnes à risque doivent consulter dans les meilleurs délais.
Les personnes en bonne santé peuvent sur le conseil de leur pharmacien traiter les symptômes les plus gênants. Il faut ainsi favoriser l’expectoration, un mouchage efficace associé à un drainage au sérum physiologique des mucosités nasales, et combattre la douleur.
Attention pourtant à ne pas :
•    arrêter une toux utile pour favoriser l’évacuation des expectorations ;
•    systématiquement baisser la température lorsqu’elle n’est pas gênante et peu élevée (inférieur ou égale à 38,5°) car elle est une arme très utile pour combattre l’infection si tout du moins une bonne hydratation est respectée.
Les personnes en bonne santé doivent tout de même consulter si les symptômes persistent ou s’aggravent dans les trois jours.

 

Source/Auteur : Jean-Michel MROZOVSKI
Date : 2014
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