Diabète de type 2

Le diabète se définit par un excès de sucre dans le sang. Le diabète de type 2 survient préférentiellement à partir de 40-50 ans.

Diabète de type 2 : de quoi parle-t-on ?

Le diabète se définit par un excès de sucre dans le sang (ou hyperglycémie) au-delà de 1,26 g/l à jeun ou 2 g/l non à jeun. Il existe plusieurs types de diabète dont les deux principaux sont le type 1 et le type 2.

Seul le diabète de type 2 (anciennement appelé diabète non insulinodépendant) est abordé dans ce chapitre. Le diabète de type 2 survient préférentiellement à partir de 40-50 ans ; sa survenue est de plus en plus précoce en raison des habitudes alimentaires et du mode de vie sédentaire. Les patients diabétiques de type 2 cumulent souvent plusieurs facteurs de risque cardio-vasculaire qu’il convient de dépister et de prévenir : surpoids, hypertension artérielle, excès de lipides dans le sang, sédentarité.

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires du diabète de type 2 ?

Le diabète est une maladie chronique de plus en plus fréquente dans les pays industrialisés. La prévalence (nombre de diabétiques/nombre d’habitants) du diabète traité est estimée à 3,8 % en métropole. Le diabète touche environ 3 millions de sujets en France (types 1 et 2 confondus) mais les experts s’accordent à dire que ce chiffre est largement sous-estimé car un tiers des diabétiques ignorent leur état.

En effet, le diabète peut dans un premier temps rester totalement silencieux. Ses complications sont pourtant un enjeu de santé publique majeur, sur le plan tant médical qu’économique. Les complications cardio-vasculaires sont la principale cause de décès des patients atteints de diabète de type 2.

Quels sont les mécanismes du diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2 est dû à une anomalie de l’utilisation du glucose par les cellules de l’organisme. Contrairement au diabète de type 1, l’insuline produite par le pancréas ne manque pas (son taux est normal), mais elle ne peut être utilisée par les cellules du patient diabétique pour y faire entrer le sucre comme carburant. On parle d’insulinorésistance et la conséquence est une augmentation du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie).

Comment se manifeste la diabète de type 2 ?

L’apparition des symptômes est le plus souvent insidieuse et complètement silencieuse. Le patient diabétique qui s’ignore vit tout à fait normalement jusqu’à ce que des complications révèlent sa maladie. Le dépistage par une mesure de la glycémie est donc fondamental.Les complications du diabète font la gravité de la maladie. L’excès chronique de sucre dans le sang provoque des lésions irréversibles au niveau des yeux, des reins et des nerfs : c’est la microangiopathie diabétique responsable de cécité, d’insuffisance rénale ou de perte progressive de la sensibilité des pieds. Les vaisseaux de plus gros calibres sont aussi lésés et responsables de la macroangiopathie (risque d’infarctus du myocarde, d’accidents vasculaires cérébraux ou d’amputation).

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

Le diabète de type 2 ne doit pas être confondu avec l’autre type de diabète, de type 1. Ce dernier (anciennement appelé diabète insulinodépendant) survient surtout chez l’enfant et l’adulte jeune et concerne 170 000 personnes en France. Il se révèle souvent brutalement par une perte de poids, une soif et une augmentation de la fréquence des mictions.Le diabète insipide quant à lui correspond à une fuite d’eau en raison d’une anomalie hormonale : le volume des urines peut atteindre 10 l/jour.

Y a-t-il une prévention possible ?

Adopter une alimentation équilibrée, adaptée à son mode de vie, doit être une priorité de tout diabétique. De même, il est indispensable d’exercer une activité physique régulière (par exemple, 30 minutes de marche trois fois par semaine), de réduire les autres facteurs de risque cardio-vasculaire en contrôlant son poids.

L’objectif est d’obtenir un index de masse corporelle (c’est à dire votre poids/votre taille, au carré) inférieur à 25, en réduisant son cholestérol et en arrêtant de fumer. La vaccination contre la grippe fait également partie des recommandations, le sujet diabétique étant plus sensible et plus fragile aux infections.Enfin, les pieds du diabétique doivent être examinés régulièrement (peau, déformations) et choyés (port de chaussure, soins de pédicures…). Une visite annuelle chez l’ophtalmologiste et le dentiste complète la prévention.

À quel moment consulter ?

Le diabète de type 2 est le plus souvent asymptomatique pendant des années.Seul le dépistage peut donc mettre en évidence une hyperglycémie. Ce dépistage, réalisé sous la forme d’une prise de sang au laboratoire à jeun, est utile à partir de 45 ans chez les sujets présentant un autre facteur de risque (excès de poids, hypertension artérielle, excès de cholestérol, antécédents familiaux…). Des dépistages sont également régulièrement proposés dans les pharmacies lors de campagnes de sensibilisation.

Que fait le médecin en cas de diabète de type 2 ?

Le médecin traitant, en coordination avec le médecin spécialiste (diabétologue, endocrinologue), va confirmer le diagnostic par des examens sanguins et éventuellement d’autres examens complémentaires pour dépister une origine, des facteurs de risque ou des complications du diabète. Les facteurs de risque cardio-vasculaire éventuellement associés au diabète sont le tabagisme, le surpoids ou obésité, l’hypertension artérielle et les troubles des graisses. Le bilan initial sert donc à décider du traitement et de la surveillance de la maladie.L’objectif principal du traitement antidiabétique est de contrôler la glycémie (taux de sucre). Les autres traitements servent à contrôler le poids, la tension artérielle et à réduire le taux de graisses dans le sang, ou encore à arrêter de fumer. Le traitement fait d’abord appel au régime alimentaire et à la reprise d’une activité physique régulière. Au besoin, des médicaments antidiabétiques oraux voire de l’insuline, à titre transitoire ou définitif, pourront être indiqués.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

La mesure par le patient de la glycémie capillaire sur une goutte de sang (autosurveillance) est importante dans certains cas entre les consultations. L’objectif glycémique est fixé par le médecin ainsi que le rythme de surveillance. Une prise de sang (hémoglobine glyquée ou HbA1c) tous les 3 mois permet de vérifier l’équilibre glycémique.

Lifescan

Source/Auteur : Dr Gérald KIERZEK
en partenariat avec Dr Emmanuelle TOUREL et Dr Patrice MARIE
Date : 2008
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