Continuer à vivre sa vie

Conserver sa vie sociale tout en étant aidant est essentiel

Accompagner un proche au quotidien peut amener l’aidant à endosser une responsabilité importante vis-à-vis de son proche, et parfois à mettre sa propre vie entre parenthèses. Etre aidant peut alors devenir une souffrance, tant physique que psychique. Conserver une vie sociale contribue à rester en forme et à atténuer les effets du stress et de la fatigue.

Se réserver du temps pour soi !
De nombreuses études le soulignent : prendre du temps pour soi, sortir, voir du monde, rencontrer les amis, etc. réduit les risques de dégradation de la santé.
Corps et esprit y trouvent leur compte : avoir une vie autre que la vie d’aidant améliore la résilience, c'est-à-dire la capacité de récupérer après des épreuves difficiles.

Aidant, mais pas seulement…
Au-delà de la vie d’aidant, il existe celle qu’on appelle la vie « ordinaire ». En font partie la vie familiale, amicale, professionnelle, etc.
Ces vies sont des facteurs essentiels d’équilibre et de bien-être qui contribuent à ne pas se sentir réduit à son rôle d’aidant ; les concilier peut aider à se sentir mieux dans sa peau, ce qui a aussi des effets bénéfiques sur la relation à son proche.

Comment ?
Prendre du temps pour soi ne s’avère guère simple ! Avant tout, il est indispensable
que son proche soit correctement accompagné par les professionnels et qu’il dispose des aides dont il a besoin. Car si les aides sont insuffisantes tant en quantité qu’en qualité, l’inquiétude de l’aidant sera permanente. Il est important alors d’accepter de ne pas être le (la) seul(e) capable d’accompagner son proche et s’adresser aux professionnels afin d’évaluer ensemble des solutions adaptées, car chaque situation d’accompagnement est unique.

Des solutions existent pour s’aménager du temps pour soi :
L’accueil de jour ou temporaire peut être une solution car il permet à la fois à l’aidant de prendre du temps pour lui, et à la personne accompagnée de changer son quotidien.
Pour ceux qui travaillent, existent des congés (tels que le congé de solidarité familiale, le congé de présence parentale, le congé de soutien familial) qui permettent à l’aidant de disposer de temps libre. Ces congés peuvent donner droit à des aides.
Il existe aussi beaucoup d’activités sportives, culturelles, etc. qui peuvent contribuer à une certaine décompression et à faire de nouvelles rencontres ; mais pour s’ouvrir à la nouveauté il est indispensable d’en avoir envie et d’interroger la responsabilité que nous portons vis-à-vis de la situation de son proche !

 

Source/Auteur : Partenariat avec l'Association Française des Aidants
Date : 2015
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